18.10.2006
MORTS pour leur liberté
Chantal ROBIN RODRIGO demande au Président de la République de condamner la Chine.
Le 30 septembre dernier, 5 Tibétains ont trouvé la mort en tentant de franchir le col de NANGPA-La, par le glacier, situé à 5716 mètres dans l’Himalaya entre le Tibet et le Népal.
Les garde-frontières chinois ont ouvert le feu, sans sommation, sur une trentaine de Tibétains désarmés dont une dizaine d’enfants de 6 à 12 ans marchant vers la liberté.
Je condamne avec la plus grande fermeté ces assassinats, invite les plus hautes autorités de notre Pays à condamner ces violations des règles internationales et demande l’ouverture d’une enquête sous l’égide de l’ONU, afin de faire la lumière sur cette affaire. C’est le sens des courriers que j’ai adressés au Président de la République, avant son prochain départ pour la Chine et au Ministre des Affaires Etrangères.
C’est encore une fois la preuve indiscutable de ce que le peuple Tibétain subit depuis 56 ans : des centaines de Tibétains, dans des conditions effroyables, tentent de quitter le Tibet, occupé depuis 1950 par la Chine, afin de fuir la répression politique culturelle et religieuse dont ils sont victimes.
Par ailleurs, les Chinois détiennent depuis 1995, dans le secret absolu, le Panchen Lama (alors âgé de 6 ans) désigné pour succéder au Dalaï Lama. Ce qui fait de lui le plus jeune prisonnier politique au monde.
10:10 Publié dans Blog, Chine, Dalaï Lama, Hautes Pyrénées, International, Liberté, Lourdes, Montagne, Paix, Panchen Lama, Pèlerins, Politique, Réfugiés, Social, Tarbes, Tibet, Vallée des Gaves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.10.2006
Journée de la Paix . 14 Août 2006
Organiser ici, à Lourdes, « les journées de la Paix » peut s’en doute apparaître, pour certains, comme une forme d’utopie, d’autant la situation actuelle au Moyen Orient, Israël/ Palestine/ Liban.
Que pouvons-nous faire, nous ici, alors que les résolutions sont tellement difficiles à négocier à l’ONU ? Je pense, quant à moi, que de maintenir, ici à Lourdes, ces quatre jours de travaux d’universitaires, de chercheurs, d’élus de toutes nationalités, de représentants de gouvernements, de spécialistes et tout simplement, de citoyens de toutes confessions, de toutes nationalités qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice, apprendre à se connaître, affirmer vouloir vivre dans un monde de paix, est un acte fort et militant.
Ce monde, cependant, ne peut se construire en oppressant les plus faibles, en déplaçant des millions de personnes, en annexant des territoires et j’oserais dire ici que je n’accepte pas le diktat d’une seule nation, fut-elle la plus grande. C’est la raison pour laquelle, il faut que l’Europe parle d’une même voix. Malheureusement, malgré l’aide humanitaire apportée par les Européens, leur initiatives politiques étant diverses, la France n’a pu obtenir de « cessez le feu » immédiat au Liban et, pendant ce temps, des civils innocents, des hommes, des femmes et des enfants, mourraient dans l’indifférence du monde,, ou presque.
L’année dernière, ici même, nous avons entendu des représentants Palestiniens et Israéliens qui, par leurs initiatives, par leur courage, estimaient que la paix pouvait régner demain sur ces territoires.
La référence aux accords de Genève était un fil conducteur. Malheureusement, nous le savons bien, sans pression internationale, pour mettre fin à la politique unilatérale d’Israël, la perspective d’une solution négociée entre Palestiniens et Israéliens sur la base d’un Etat Palestinien souverain et indépendant est impossible.
Il ne peut y avoir de paix sans dialogue, sans concertation. Nelson MANDELA, Prix Nobel de la Paix, déclarait en 1999 : « un ennemi avec qui on travaille devient un associé ». Rien ne peut se régler sans dialogue.
Ce mur, qui était construit d’après les Israéliens « comme défense des citoyens contre les kamikazes » et qui devait être temporaire mais qui, en réalité, coupe les territoires, désorganise la vie des Palestiniens et devient une véritable frontière.
Différentes résolutions de l’ONU ne sont pas respectées, les accords sont souvent bafoués. Le peuple palestinien vit dans des conditions d’extrême précarité, qui ne peut malheureusement qu’être le terreau des fanatiques, des extrémistes. Mais il faut aussi que le gouvernement palestinien, démocratiquement élu, reconnaisse le droit à Israël à vivre en paix. Difficile sans doute, d’autant les interférences d’Etats comme la Syrie et l’Iran.
Mais, je viens de parler du conflit Israëlo-Palestinien-Libanais J’aurais pu aussi rappeler les atrocités vécues au Darfour ou en Somalie, le Congo, l’Afghanistan, l’Irak. Partout, le peuple souffre, des femmes et des enfants vivent des violences terribles. Et qu’en est-il du silence des grandes puissances quant à l’annexion du Tibet par la Chine ? Au massacre de moines et de nonnes tibétains ? L’année dernière, ici même, Mathieu RICARD, moine écrivain et philosophe, a rappelé l’extermination systématique de la culture tibétaine et la lutte du Dalaï-Lama en exil dans le nord de l’Inde.
Mais, il est vrai que les échanges internationaux sont malheureusement primordiaux et prioritaires pour nos dirigeants. Les jeux olympiques en Chine devraient permettre de rappeler les droits des Tibétains. Il est du devoir de l’ONU d’agir et du devoir de l’Europe de faire contrepoids aux Etats Unis dans ces décisions internationales.
Il est du devoir de chacun d’entre nous, d’agir à tous les niveaux, nationaux ou locaux, afin d’accueillir, de dialoguer, d’échanger avec ceux qui nous semblent différents. C’est le thème de ce jour : apprenons à vivre ensemble en paix car, nous le savons bien, la France s’est battue en accueillant sur son sol, au fil du temps, des migrants qui, par leur culture, leur connaissance, leur expérience ont construit notre République laïque.
Nous nous sommes enrichis de nos différences et il n’est pas besoin d’aller bien loin pour constater, ici ou là, des « poches » de précarité sur notre territoire, les violences urbaines de novembre dernier devraient amener nos gouvernements à réfléchir sur la politique menée sur ces quartiers (baisse des crédits de 45%).
De même, il est pour moi inconcevable que d’accepter la politique d’immigration mise en place récemment. Comment refuser l’asile politique à ces familles venues du Congo, de Georgie, de Somalie, vivant, en France dans la peur ? Comment accepter de voir reconduire à la frontière, des familles dont on sait qu’elles seront massacrées à la descente d’avion ?
Il est de notre responsabilité de citoyen que de nous opposer à ces reconductions. La désobéissance civile, le parrainage républicain sont des moyens à utiliser pour protéger ces familles, ces enfants.
Ne croyez surtout pas qu’en disant cela, je ne sois pas pour une régulation de l’immigration. Mais cela ne peut se faire qu’au niveau européen, par une aide mieux ciblée et contrôlée, accrue aux pays en voie de développement. Mais, lorsqu’un pays est en guerre, la France, pays des Droits de l’Homme, doit recevoir sur son sol et donner asile à ceux qui souffrent.
Mais, j’ai déjà été trop longue, vous l’avez compris, mon message est triple :
- il s’appelle Europe – Europe, puissance politique parlant d’une seule voix.
- il s’appelle politique intérieure de la France, plus généreuse envers les plus faibles, visant à réduire les inégalités territoriales mais également, politique migratoire.
- il s’appelle aussi vaincre l’indifférence, accepter nos différences religieuses, culturelles dans le respect des lois de la République.
Vous pouvez,
Nous pouvons ensemble, jour après jour, aider à la construction d’un monde plus solidaire.
Ces journées de la Paix y contribuent et mes remerciements iront donc, naturellement, vers leurs infatigables organisateurs : Monsieur Jean-Pierre ARTIGANAVE, Maire de Lourdes et Monsieur Michel AZOT, sans oublier de saluer le premier ambassadeur de la Paix, Monsieur MAKELELE, à qui je souhaite un prompt rétablissement. Je vous remercie.
Chantal ROBIN-RODRIGO
Pour en savoir plus : www.afrik.com/article10263.html -
Site officiel de la Ville de Lourdes : http://www.lourdes.fr/starter.php?D=S794
15:35 Publié dans Hautes Pyrénées, Lourdes, Montagne, Paix, Social, Tarbes, Vallée des Gaves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



