25.10.2007

Pastoralisme

0cf558301d917c3f4ef2052a47317e59.jpgAgriculture de montagne

Chantal Robin Rodrigo interpelle le Ministre de l’Agriculture sur le budget 2008.

 

Dans le cadre du budget 2008 de l’agriculture, Madame Chantal ROBIN RODRIGO a interrogé le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche sur trois points. 

P Les charges des éleveurs de brebis  ont augmenté considérablement de 2005 à 2007 sans compensation suffisante et le plan mis en place en Août dernier ne suffit pas à compenser la baisse des revenus des éleveurs entre 2005 et 2007. Il est  trop restrictif et exclue 80% des éleveurs du département. 

P Le plan de soutien à l’économie montagnarde sur le massif pyrénéen défini en septembre 2005 n’est toujours pas mis en place. L’économie montagnarde ne concerne pas uniquement le pastoralisme mais aussi, le soutien aux hommes avec des aides à l’installation, l’organisation de filières de production, l’animation de territoires et la valorisation d’espaces remarquables.           

P La sauvegarde du foncier agricole en zone de montagne qui tend à se réduire en raison du changement de destination du bâti, en particulier des granges foraines.

Lire la suite : Filière ovine Mardi 16 octobre 2007.pdf

23.10.2007

Montagne

J’ai été nommée au Conseil National de la Montagne, au lendemain de l’élection des législatives de Juin dernier. 4ef39f8836d820fc58e2fa285237b01e.jpg

Qu’est ce que le CNM ? 

Le Conseil national de la montagne (CNM) est l'instance d'orientation au niveau national de la politique de la montagne. Il a été créé par l’article 6 de la loi montagne du 9 janvier 1985 tel que modifié par l’article 179 A-IV de la loi relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005.

La modification apportée par la loi relative au développement des territoires ruraux concernait la composition et a porté de quatre à cinq la délégation de chacune des assemblées parlementaires.

Dans sa configuration actuelle, le CNM comprend 57 membres élus et professionnels nommés par décret du 12 avril 2006. Son secrétariat est assuré par la Délégation Interministérielle à l'Aménagement et à la Compétitivité des Territoires (DIACT). Présidé par le Premier ministre, il rassemble des représentants du Parlement, des syndicats, des corps consulaires et de toutes les instances représentatives spécifiques de la montagne, telles que les associations d'élus (ANEM et Association Nationale des maires des Stations de Montagne) ou socioprofessionnelles (remontées mécaniques, moniteurs de ski, accompagnateurs en montagne, pisteurs secouristes.). Devant en principe se réunir une fois par an sur convocation du Premier Ministre.

Depuis le 10 juillet 1996, le CNM est doté d'une commission permanente. Emanation de l'instance plénière, cette commission de 17 membres est désignée par le Premier ministre après consultation du CNM dans les trois mois qui suivent son installation. Elle est présidée par un élu et organise librement ses travaux. Elle dispose d'un pouvoir de proposition et peut demander au Premier ministre la convocation du CNM.

http://www.anem.org/

03.04.2007

« Un obstacle de plus, pour les montagnards, édifié de Paris.»

 medium_avalanche.jpgLa Députée - 2ème circonscription des Hautes-Pyrénées (Tarbes/Lourdes/Vallées des Gaves) frontalière avec l’Espagne - a fait part de sa vive inquiétude à  Madame Nelly OLIN, Ministre de l'écologie et du développement durable, quant à l'éventualité de la publication d'un guide méthodologique, rédigé par ses services, concernant la prise en compte du risque d'avalanche dans les plans de prévention des risques (PPR).

Ce document préconiserait de délimiter un nouveau type de zones, s'ajoutant à celles existant déjà, correspondant aux espaces où auront été identifiés des risques relevant d'un «aléa maximal vraisemblable». Cette notion, sans fondement juridique à ce jour, va manifestement au‑delà du risque centennal jusqu'ici retenu comme la limite maximale (et raisonnable) de prévision.

Il est en effet aberrant, et cela va à l'encontre de la politique jusqu'ici appliquée avec rigueur par le service de la restauration des terrains en montagne (RTM), d'immobiliser d'importantes surfaces qui ne connaîtront aucune catastrophe durant de nombreuses générations, voire jamais, alors que l'espace disponible pour satisfaire les besoins d'urbanisation ordinaires des populations locales de montagne est généralement compté et rare.

Cette position a été exprimée à plusieurs reprises auprès des services du ministère de l’Ecologie durant la phase d'élaboration du projet de guide méthodologique, et correspond également à l'analyse de l'Association Nationale des Elus de la Montagne (ANEM).

Chantal  Robin Rodrigo réaffirme son soutien pour que ce document ne devienne, en aucun cas, un élément contraignant du droit positif en matière de prévention des risques naturels majeurs

17.01.2007

De la Neige, encore de la Neige ....

medium_neige1.jpg

VITE de la neige.

 La Députée radicale a  exprimé ses craintes devant la presse départementale,  concernant le manque de neige dans nos stations de ski. Il se traduit par la perte d’exploitation mais aussi par du chômage pour bon nombre de saisonniers. Si le nombre d’heures n’est pas atteint, il y aura nécessairement perte des droits pour les ASSEDIC. A ce sujet, Les parlementaires (CRR, P.Forgues, F. Fortassin et J. Durieu – et le soutien de Jean Glavany) ont écrit au Ministre du Tourisme et au Préfet pour exprimer leurs inquiétudes au regard de la situation préoccupante des stations de ski, des activités liées au tourisme blanc, et du sort des saisonniers.
           André Pujo, son suppléant a, plus particulièrement, fait le point sur la station du Hautacam, précisant que le manque de neige ne remettait pas en question les investissements prévus mais souligne que sur les 40 emplois habituels en cette saison, seuls 4 étaient maintenus pour l’instant. (2 annuels et 2 saisonniers). Pour autant, les financements prévus par l’Etat, la Région, le Département, dans le cadre des Pôles Touristiques, pour la modernisation des stations demeurent et ne sont pas remis en question.

16.01.2007

Législatives : Tandem : Chantal ROBIN RODRIGO / André PUJO

medium_Montagne_couverture_Legis_2002.jpg LEGISLATIVES        Chantal ROBIN RODRIGO se réjouit de la décision d' André PUJO (Parti Socialiste), d'être à nouveau son suppléant pour les prochaines élections législatives fixées au 10 et 17 Juin 2007. Ils feront équipe sous l’étiquette PRG/PS.
       Devant la presse rassemblée, elle l’a remercié pour tout le travail accompli, son soutien, sa présence tant auprès des Maires que des citoyens au cours de cette XIIème Législature. Les promesses faites en 2002 ont été tenues.

21.11.2006

Réunions Cantonales

medium_HPIM3155.JPG Chantal Robin Rodrigo réunit les Maires et les Conseillers Généraux des cantons du  Pays de Lourdes.

« Garder les ours, plutôt que garder les brebis »

Conformément aux engagements pris lors des législatives 2002, Madame Chantal Robin Rodrigo et André Pujo son suppléant, réunissent une fois par an les Maires des cantons de la 2ème circonscription  en présence de leur Conseiller Général. Pour le Pays de Lourdes, rassemblant les cantons de Lourdes EST, Lourdes OUEST et de Saint PE de Bigorre, c’est le Maire de LUGAGNAN, Jean Pierre SOUVERBIELLE qui était l’hôte de la soirée. La réunion a débuté par une intervention de M.  Jacques ABADIE, Président de l’Association  « Vaincre l’Indifférence » venu présenter aux 35 maires présents le concept de « Villas Family » favorisant le maintien à domicile des personnes âgées en leur offrant le partage d’une vie de famille avec une famille d’accueil dans le respect de leur intimité.

         Pour sa part, la Députée radicale après une minute de silence à la mémoire de Jean Michel LAFAILLE, Maire de Germs sur l’Oussouet, disparu récemment, a tenu à rappeler le rôle du député consistant en  l’élaboration des lois et le contrôle de l’action de l’Etat. Revenant sur la législature écoulée, elle regrette que de très nombreux textes de loi, travaillés en séance et votés, n’aient pas d’existence légale du fait de l’absence de décrets d’application. Trop de lois étaient des lois de circonstance ou vidées de leur contenu tel le projet de loi sur l’eau. Elle appelle, par ailleurs, de ses voeux la 6ème République qui donnerait plus de pouvoir au Parlement donc, au Peuple.

         La réunion ne pouvait se dérouler sans aborder les grands sujets nationaux comme :              - le projet de loi sur la prévention de la délinquance  qui fait des maires des auxiliaires de Justice et le premier maillon de la chaîne pénale,                                                                                      ou la loi de finances 2007, qui creuse une peu plus le déficit de l'Etat avec ses 3,9 milliards de cadeaux fiscaux aux plus favorisés.

         Plus localement, les élus ont manifesté leurs inquiétudes quand à la présence de l’ourse Franska sur Saint Pé de Bigorre et ses conséquences sur le pastoralisme et la chasse. Les propositions faites par Philippe LACUBE, de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP), au dernier congrès de l’ANEM (Association Nationale des Elus de Montagne), à Ax les Thermes, de créer dans l’Ariège une zone à ours où ils pourraient être maintenus a séduit l'assistance  - « Garder les ours  plutôt que garder les brebis » . L’occasion a été saisie par José Marthe pour clarifier sa position. « Sauver le pastoralisme et sauver les ours.  L’Etat doit assumer ses responsabilités »  devait-il conclure en se ralliant à la solution ariégeoise.

           De l’ANEM, il en a été beaucoup question avec les trois motions prises à l’unanimité des participants. La première est une résolution générale relative aux crédits attribués au pastoralisme afin qu’ils ne se limitent pas seulement aux prédations mais contribuent à son développement. La deuxième vise à demander à l’Etat que sa politique de réintroduction des prédateurs soit conditionnée necessairement à leur acceptation  par les populations locales. La troisième concerne la couverture de notre territoire  à 100 % par la Télévision Numérique Terrestre (TNT) qui remplacera l'analogique.

          Un tour d’horizon des grands dossiers en cours dans notre département devait clôturer cette dernière réunion cantonale de la législature du Pays de Lourdes avec  la 2x2 voies Tarbes/Lourdes et le contournement de Lourdes, les conséquences des décisions d’EADS sur les sous traitants,  et la perte de l’emploi industriel dans notre département.

Dates des réunions cantonales :

12 octobre = Canton de Luz Saint Sauveur à Esquièze Sère -  03 Novembre = Canton d'Aucun à Arrens-Marsous - 09 novembre canton d'Argelès à Pierrefitte - 16 novembre = Cantons de Lourdes et Saint Pé de Bigorre à Lugagnan -      23 novembre = canton d'Ossun à Lanne - 30 Novembre = canton de Laloubère à Arcizac-Adour

18.10.2006

MORTS pour leur liberté

medium_Crr_et_Dalai_Lama.5.jpgChantal ROBIN RODRIGO demande au Président de la République de condamner la Chine.

       Le 30 septembre dernier, 5 Tibétains ont trouvé la mort en tentant de franchir le col de NANGPA-La, par le glacier, situé à 5716 mètres dans l’Himalaya entre le Tibet et le Népal.

       Les garde-frontières chinois ont ouvert le feu, sans sommation, sur une trentaine de Tibétains désarmés dont une dizaine d’enfants de 6 à 12 ans marchant vers la liberté.

       Je condamne avec la plus grande fermeté ces assassinats, invite les plus hautes autorités de notre Pays à condamner ces violations des règles internationales et demande l’ouverture d’une enquête sous l’égide de l’ONU, afin de faire la lumière sur cette affaire. C’est le sens des courriers que j’ai adressés  au Président de la République, avant son prochain départ pour la Chine et au Ministre des Affaires Etrangères.

      C’est encore une fois la preuve indiscutable de ce que le peuple Tibétain subit depuis 56 ans : des centaines de Tibétains, dans des conditions effroyables, tentent de quitter le Tibet, occupé depuis 1950 par la Chine, afin de fuir la répression politique culturelle et religieuse dont ils sont victimes.

      Par ailleurs, les Chinois détiennent depuis 1995, dans le secret absolu, le Panchen Lama (alors âgé de 6 ans) désigné pour succéder au Dalaï Lama. Ce qui fait de lui le plus jeune prisonnier politique au monde.

 

14.10.2006

IUT Tarbes

medium_logo.JPG
TARBES, le jeudi 12 octobre 2006

N/Réf. : CRR/IC/6912
Objet : IUT

Monsieur le Ministre,

Mon attention vient d’être appelée sur la situation des IUT qui s’inquiètent de la dégradation constante des moyens qui leur sont attribués depuis 2002. Alors que les IUT sont reconnus comme l’interface la plus élaborée entre l’université et les milieux professionnels, et qu’ils se sont mobilisés largement pour permettre la mise en place des licences professionnelles, leurs moyens budgétaires sont en baisse.

La dotation globale de fonctionnement réellement versée aux IUT ne représente qu’une partie de la dotation nécessaire. L’évolution du taux moyen de couverture de la DGF marque une lente dégradation. Elle était de 0.96 en 2002 et de 0.87 en 2006, alors que le ministère s’était engagé en 2003 sur un taux minimum de couverture de 0.89.

La qualité des formations dispensées dans les IUT est compromise alors que depuis 2000, les créations de postes en IUT ne répondent pas aux besoins générés par l’augmentation de 11% des effectifs étudiants. Les IUT se voient attribuer au mieux 10% des créations d’emplois affectées à l’enseignement supérieur alors que leur charge d’enseignement représente 23% de celle de l’université. De plus, la mise en place de nouveaux parcours pédagogiques, instaurés par l’arrêté du 3 août 2005, génère une augmentation du nombre d’heures complémentaires d’enseignement, sans qu’aucune rallonge budgétaire ne soit prévue. Enfin, les commissions d’évaluation soulignent systématiquement que les IUT ne sont plus en mesure de renouveler leurs plateaux techniques, faute de financements.

Les directeurs d’IUT demandent donc une mesure d’urgence pour stopper la dégradation du taux minimum de couverture DGF en assurant le relèvement à 0,89 de la dotation, ainsi que la création d’emplois conforme à leur charge d’enseignement.

Persuadée que vous serez sensible à cette situation, je souhaiterais connaître les mesures que vous comptez prendre pour permettre aux IUT de réussir leur mission.

Vous en remerciant vivement par avance et dans l’attente de votre réponse,

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Chantal ROBIN-RODRIGO

Monsieur Gilles De ROBIEN
Ministre de l’Education Nationale,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
110, rue de Grenelle
75357 PARIS 07 SP
____________________________________________________________________________________
Bureau Permanence
3, Passage Bruzaud-Grille - Résidence « Destenay » - 65000 TARBES
 : 05 62 56 32 32 –  : 05 62 34 83 65 –  : c.robin-rodrigo@wanadoo.fr
Blog : http://chantalrobinrodrigo.hautetfort.com/

13.10.2006

Fusion GDF - SUEZ

medium_Sigle_GDF_SUEZ_1_.jpgLa fusion de GDF- Suez, faite sans la moindre concertation avec les organisations syndicales, constitue un reniement inacceptable de l’engagement pris par M. Sarkozy et le Gouvernement UMP, de maintenir la part de l’Etat à 70% du capital de l’entreprise, c’était la loi du 9 août 2004. Une chose est claire : on est pas obligé de croire aux promesses de M. Sarkozy !

                         En réalité, le Gouvernement veut privatiser purement et simplement GDF en ramenant la part de l’Etat à 34%. Un bilan de la décennie de libéralisation du secteur énergétique est pourtant désastreux et devrait conduire la majorité UMP à plus de prudence. En effet, la facture de gaz a augmenté de 30% en 18 mois. Les prix de l’électricité ont, quant à eux, augmenté depuis 3 ans de 70% pour les grosses entreprises consommatrices, voire de 100% pour les plus petites. L’énergie n’est pourtant pas une marchandise comme les autres.

                         L’idéologie politique consistant à livrer ces entreprises au profit privé est une politique à court terme qui aura des conséquences sur la sécurité de l’approvisionnement de la France (Suez pèse en gaz trois fois moins que GDF et n’alimente quasiment que le marché nord-américain) et remettra en cause les principes auxquels la majorité des Français sont attachés : égalité de traitement, péréquation tarifaire, service public. Ce sont bien ces principes qui vont voler en éclat avec la privatisation de GDF. Derrière cette fusion, l’enjeu est de faire disparaître les tarifs administrés au profit de contrats indexés sur les marchés libres, qui atteignent - il est bon de le rappeler- des prix deux fois plus élevés que ceux de GDF ! La fusion conduira à des hausses vertigineuses de tarifs et donc à une augmentation des résultats financiers. Le nouveau groupe  gazier sera  détenu à 56,7% par les actuels actionnaires de Suez, ce qui ne le protègera nullement d’une éventuelle OPA qui pourrait entrer massivement dans le capital et se trouver ainsi en position majoritaire pour déterminer la  politique de l’entreprise. Nous y sommes avec l'offre d'achat du groupe Pinanult.

                        C’est donc un véritable marché de dupes pour les usagers et le service public qui paieront un lourd tribu uniquement au profit d’actionnaires privés. C’est pourquoi, résolument opposée à ce projet, j’ai voté contre ce texte.

Journée de la Paix . 14 Août 2006

medium_HPIM2724.2.JPGDiscours de Paix. Lourdes le 14 Août 2006 – Journée de la Paix.

Organiser ici, à Lourdes, « les journées de la Paix » peut s’en doute apparaître, pour certains, comme une forme d’utopie, d’autant la situation actuelle au Moyen Orient, Israël/ Palestine/ Liban.

Que pouvons-nous faire, nous ici, alors que les résolutions sont tellement difficiles à négocier à l’ONU ? Je pense, quant à moi, que de maintenir, ici à Lourdes, ces quatre jours de travaux d’universitaires, de chercheurs, d’élus de toutes nationalités, de représentants de gouvernements, de spécialistes et tout simplement, de citoyens de toutes confessions, de toutes nationalités qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice, apprendre à se connaître, affirmer vouloir vivre dans un monde de paix, est un acte fort et militant.

Ce monde, cependant, ne peut se construire en oppressant les plus faibles, en déplaçant des millions de personnes, en annexant des territoires et j’oserais dire ici que je n’accepte pas le diktat d’une seule nation, fut-elle la plus grande. C’est la raison pour laquelle, il faut que l’Europe parle d’une même voix. Malheureusement, malgré l’aide humanitaire apportée par les Européens, leur initiatives politiques étant diverses, la France n’a pu obtenir de « cessez le feu » immédiat au Liban et, pendant ce temps, des civils innocents, des hommes, des femmes et des enfants, mourraient dans l’indifférence du monde,, ou presque.

L’année dernière, ici même, nous avons entendu des représentants Palestiniens et Israéliens qui,  par leurs initiatives, par leur courage, estimaient que la paix pouvait régner demain sur ces territoires.

La référence aux accords de Genève était un fil conducteur. Malheureusement, nous le savons bien, sans pression internationale, pour mettre fin à la politique unilatérale d’Israël, la perspective d’une solution négociée entre Palestiniens et Israéliens sur la base d’un Etat Palestinien souverain et indépendant est impossible.

Il ne peut y avoir de paix sans dialogue, sans concertation. Nelson MANDELA, Prix Nobel de la Paix, déclarait en 1999 : « un ennemi avec qui on travaille devient un associé ». Rien ne peut se régler sans dialogue.

Ce mur, qui était construit d’après les Israéliens « comme défense des citoyens contre les kamikazes » et qui devait être temporaire mais qui, en réalité, coupe les territoires, désorganise la vie des Palestiniens et devient une véritable frontière.

Différentes résolutions de l’ONU ne sont pas respectées, les accords sont souvent bafoués. Le peuple palestinien vit dans des conditions d’extrême précarité, qui ne peut malheureusement qu’être le terreau des fanatiques, des extrémistes. Mais il faut aussi que le gouvernement palestinien, démocratiquement élu, reconnaisse le droit à Israël à vivre en paix. Difficile sans doute, d’autant les interférences d’Etats comme la Syrie et l’Iran.

Mais, je viens de parler du conflit Israëlo-Palestinien-Libanais J’aurais pu aussi rappeler les atrocités vécues au Darfour ou en Somalie, le Congo, l’Afghanistan, l’Irak. Partout, le peuple souffre, des femmes et des enfants vivent des violences terribles. Et qu’en est-il du silence des grandes puissances quant à l’annexion du Tibet par la Chine ? Au massacre de moines et de nonnes tibétains ? L’année dernière, ici même, Mathieu RICARD, moine écrivain et philosophe, a rappelé l’extermination systématique de la culture tibétaine et la lutte du Dalaï-Lama en exil dans le nord de l’Inde.

Mais, il est vrai que les échanges internationaux sont malheureusement primordiaux et prioritaires pour nos dirigeants. Les jeux olympiques en Chine devraient permettre de rappeler les droits des Tibétains. Il est du devoir de l’ONU d’agir et du devoir de l’Europe de faire contrepoids aux Etats Unis dans ces décisions internationales.

Il est du devoir de chacun d’entre nous, d’agir à tous les niveaux, nationaux ou locaux, afin d’accueillir, de dialoguer, d’échanger avec ceux qui nous semblent différents. C’est le thème de ce jour : apprenons à vivre ensemble en paix car, nous le savons bien, la France s’est battue en accueillant sur son sol, au fil du temps, des migrants qui, par leur culture, leur connaissance, leur expérience ont construit notre République laïque.

Nous nous sommes enrichis de nos différences et il n’est pas besoin d’aller bien loin pour constater, ici ou là, des « poches » de précarité sur notre territoire, les violences urbaines de novembre dernier devraient amener nos gouvernements à réfléchir sur la politique menée sur ces quartiers (baisse des crédits de 45%).

De même, il est pour moi inconcevable que d’accepter la politique d’immigration mise en place récemment. Comment refuser l’asile politique à ces familles venues du Congo, de Georgie, de Somalie, vivant,  en France dans la peur ? Comment accepter de voir reconduire à la frontière, des familles dont on sait qu’elles seront massacrées à la descente d’avion ?

Il est de notre responsabilité de citoyen que de nous opposer à ces reconductions. La désobéissance civile, le parrainage républicain sont des moyens à utiliser pour protéger ces familles, ces enfants.

Ne croyez surtout pas qu’en disant cela, je ne sois pas pour une régulation de l’immigration. Mais cela ne peut se faire qu’au niveau européen, par une aide mieux ciblée et contrôlée, accrue aux pays en voie de développement. Mais, lorsqu’un pays est en guerre, la France, pays des Droits de l’Homme, doit recevoir sur son sol et donner asile à ceux qui souffrent.

Mais, j’ai déjà été trop longue, vous l’avez compris, mon message est triple :

- il s’appelle Europe – Europe, puissance politique parlant d’une seule voix.

- il s’appelle politique intérieure de la France, plus généreuse envers les plus faibles, visant à réduire les inégalités territoriales mais également, politique migratoire.

- il s’appelle aussi vaincre l’indifférence, accepter nos différences religieuses, culturelles dans le respect des lois de la République.

Vous pouvez,

Nous pouvons ensemble, jour après jour, aider à la construction d’un monde plus solidaire.

Ces journées de la Paix y contribuent et mes remerciements iront donc, naturellement, vers leurs infatigables organisateurs : Monsieur Jean-Pierre ARTIGANAVE, Maire de Lourdes et Monsieur Michel AZOT, sans oublier de saluer le premier ambassadeur de la Paix, Monsieur MAKELELE, à qui je souhaite un prompt rétablissement. Je vous remercie.

Chantal ROBIN-RODRIGO

Pour en savoir plus :                                           www.afrik.com/article10263.html  -

Site officiel de la Ville de Lourdes      :              http://www.lourdes.fr/starter.php?D=S794

 

Toutes les notes