20.10.2006
SPRIA - MOTION PRESENTEE PAR LE CONSEIL GENERAL DES HAUTES-PYRENEES
Les élus du Conseil général des Hautes-Pyrénées, réunis en séance le 19 octobre 2006, s’insurgent contre la décision de fermeture de l’usine SPRIA de Tarbes, inadmissible au regard des bénéfices réalisés et des débouchés assurés jusqu’en 2008.
Ils r
efusent la rentabilité financière comme seul critère motivant des décisions aussi fondamentales. L’avenir industriel de notre département et celui des salariés concernés sont totalement dépendant de solutions arbitraires.
Cette situation est d’autant plus intolérable que SPRIA représentait un espoir face à l’effondrement des grands groupes industriels. Cet espoir a été accompagné par les collectivités locales, qui ont financé cette opération de reconversion sur le site de GIAT.
L’attitude du gouvernement est lourde de conséquences. La sortie de GIAT du capital de SPRIA à l’été 2005 a été suivie du rachat des deux tiers du capital par la société américaine TRW. C’est cette société qui liquide aujourd’hui ses deux sites français de Metz et de Tarbes et transfère ses activités en Allemagne. C’est l’expression même de ces délocalisations que nous n’acceptons pas, d’autant plus qu’elles sont destinées au seul profit des fonds de pension américains .
Le Conseil général veut que des comptes soient rendus par les responsables : le gouvernement et l’entreprise.
Considérant que l’Etat est engagé dans la revitalisation du site de GIAT, il lui demande en premier lieu de faire pression sur la société SPRIA, afin qu’elle renonce à ce plan de fermeture.
Si le plan de sauvetage devait échouer, il demande à ce que l’ensemble des collectivités locales exige le remboursement de toutes les aides publiques consenties, qu’elles soient directes ou indirectes.
Enfin, il demande à l’Etat de réinvestir sur notre territoire, à partir de projets viables et à hauteur des pertes industrielles subies au travers de GIAT, SPRIA, ALCAN et de toutes les entreprises qui ont fait l’objet de plans de restructuration.
12:30 Publié dans Alcan, Blog, Conseil Général, Emploi, Hautes Pyrénées, Industrie, International, Pechiney, SPRIA, Tarbes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2006
MORTS pour leur liberté
Chantal ROBIN RODRIGO demande au Président de la République de condamner la Chine.
Le 30 septembre dernier, 5 Tibétains ont trouvé la mort en tentant de franchir le col de NANGPA-La, par le glacier, situé à 5716 mètres dans l’Himalaya entre le Tibet et le Népal.
Les garde-frontières chinois ont ouvert le feu, sans sommation, sur une trentaine de Tibétains désarmés dont une dizaine d’enfants de 6 à 12 ans marchant vers la liberté.
Je condamne avec la plus grande fermeté ces assassinats, invite les plus hautes autorités de notre Pays à condamner ces violations des règles internationales et demande l’ouverture d’une enquête sous l’égide de l’ONU, afin de faire la lumière sur cette affaire. C’est le sens des courriers que j’ai adressés au Président de la République, avant son prochain départ pour la Chine et au Ministre des Affaires Etrangères.
C’est encore une fois la preuve indiscutable de ce que le peuple Tibétain subit depuis 56 ans : des centaines de Tibétains, dans des conditions effroyables, tentent de quitter le Tibet, occupé depuis 1950 par la Chine, afin de fuir la répression politique culturelle et religieuse dont ils sont victimes.
Par ailleurs, les Chinois détiennent depuis 1995, dans le secret absolu, le Panchen Lama (alors âgé de 6 ans) désigné pour succéder au Dalaï Lama. Ce qui fait de lui le plus jeune prisonnier politique au monde.
10:10 Publié dans Blog, Chine, Dalaï Lama, Hautes Pyrénées, International, Liberté, Lourdes, Montagne, Paix, Panchen Lama, Pèlerins, Politique, Réfugiés, Social, Tarbes, Tibet, Vallée des Gaves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.10.2006
Fusion GDF - SUEZ
La fusion de GDF- Suez, faite sans la moindre concertation avec les organisations syndicales, constitue un reniement inacceptable de l’engagement pris par M. Sarkozy et le Gouvernement UMP, de maintenir la part de l’Etat à 70% du capital de l’entreprise, c’était la loi du 9 août 2004. Une chose est claire : on est pas obligé de croire aux promesses de M. Sarkozy !
En réalité, le Gouvernement veut privatiser purement et simplement GDF en ramenant la part de l’Etat à 34%. Un bilan de la décennie de libéralisation du secteur énergétique est pourtant désastreux et devrait conduire la majorité UMP à plus de prudence. En effet, la facture de gaz a augmenté de 30% en 18 mois. Les prix de l’électricité ont, quant à eux, augmenté depuis 3 ans de 70% pour les grosses entreprises consommatrices, voire de 100% pour les plus petites. L’énergie n’est pourtant pas une marchandise comme les autres.
L’idéologie politique consistant à livrer ces entreprises au profit privé est une politique à court terme qui aura des conséquences sur la sécurité de l’approvisionnement de la France (Suez pèse en gaz trois fois moins que GDF et n’alimente quasiment que le marché nord-américain) et remettra en cause les principes auxquels la majorité des Français sont attachés : égalité de traitement, péréquation tarifaire, service public. Ce sont bien ces principes qui vont voler en éclat avec la privatisation de GDF. Derrière cette fusion, l’enjeu est de faire disparaître les tarifs administrés au profit de contrats indexés sur les marchés libres, qui atteignent - il est bon de le rappeler- des prix deux fois plus élevés que ceux de GDF ! La fusion conduira à des hausses vertigineuses de tarifs et donc à une augmentation des résultats financiers. Le nouveau groupe gazier sera détenu à 56,7% par les actuels actionnaires de Suez, ce qui ne le protègera nullement d’une éventuelle OPA qui pourrait entrer massivement dans le capital et se trouver ainsi en position majoritaire pour déterminer la politique de l’entreprise. Nous y sommes avec l'offre d'achat du groupe Pinanult.
C’est donc un véritable marché de dupes pour les usagers et le service public qui paieront un lourd tribu uniquement au profit d’actionnaires privés. C’est pourquoi, résolument opposée à ce projet, j’ai voté contre ce texte.
16:45 Publié dans EDF, Hautes Pyrénées, International, Lourdes, Montagne, Politique, Social, SUEZ, Tarbes, Vallée des Gaves | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



