23.03.2007
Les Elus locaux sur la sellette.
Oui à la décentralisation, mais à la condition que les relations avec l’Etat soient bien précisées.
L’inquiétude des élus locaux a atteint des niveaux jamais rencontrés. 48% des élus locaux jugent que l’Acte II de la décentralisation ( mise en place par le Gouvernement UMP RAFFARIN, sans véritables moyens) a plutôt mis en cause leur autonomie budgétaire et fiscale et 43% se déclarent très inquiets quant à l’avenir du financement des collectivités.
Les élus demandent une pause. Ce mécontentement est du, selon le rapport du Sénateur PUECH, à l’inexistence d’un statut de l’élu, de plus en plus sollicité. Les dossiers à gérer deviennent de plus en plus techniques et les craintes de sanctions plus grandes. « Leur action professionnelle est transformée en profondeur et ils vivent d’autant plus mal les mauvais jugements, eux qui ne sont même plus les grands épargnés de l’opinion publique »
Le rapport accuse l’Etat d’être trop tatillon dans son action de contrôle alors qu’il devrait jouer le rôle de vrai partenaire. « Il y a trop de doublons, une réforme s’impose afin de ne plus croiser les compétences et les financements ». Un meilleur statut de l’élu local, des responsabilités accrues pour les exécutifs et une mise à plat du rôle de l’Etat déconcentré sont les trois chantiers à mettre en œuvre rapidement.
C’est exactement ce que propose Ségolène ROYAL favorable à un statut de l’élu, à la redéfinition du rôle de l’Etat et opposée aux gaspillages occasionnés par les doublons.
15:10 Publié dans Elus, Royal, Ségolène | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



