23.10.2008

Pétrole et blé

Les carburants à la pompe auraient baissé de 50% ? C’est ce qu’affirme Hervé NOVELLI

J'ai interrogé la Ministre de l'Economie et des Finances sur le pouvoir d'achat des ménages et la non répercussion à la pompe de la forte baisse du baril de brut.

            Monsieur le ministre du budget, permettez-moi de vous dire qu'aucune collectivité locale de  gauche n'a vu ses crédits de fonctionnement augmenter autant que ceux de l'Élysée, qui marquent une hausse de plus de 12 %. L'exemple devrait venir d'en haut !

            Ma question s'adresse à Mme la ministre de l'économie. Depuis des semaines, les Françaises et les Français sont informés des cours des marchés et des bourses internationales, mais aussi des milliards d'euros apportés par les gouvernements mondiaux pour consolider les réseaux bancaires. Ils ont, à juste titre, l'impression que rien ne se fait pour eux. (Plusieurs députés du groupe UMP se lèvent et quittent l'hémicycle.)
Selon un récent sondage, 59 % d'entre eux considèrent que le Gouvernement gère mal la crise économique.
            Madame la ministre, la France est en récession. Nous avons enregistré en septembre un taux de faillite record, le plus haut depuis onze ans, le chômage ne cesse d'augmenter, le pouvoir d'achat des Français les plus modestes ne leur permet plus de boucler leurs fins de mois, du fait d'une augmentation importante des produits alimentaires, du gaz - à deux reprises -, et du fait de la hausse vertigineuse du prix de l'essence et, par voie de conséquence, du prix des produits dérivés et du coût du transport. Comment peut-on accepter qu'aucune mesure ne soit prise pour contraindre les distributeurs à baisser les prix, au moment où le baril de pétrole est passé de 147 dollars en juillet à 67 dollars, aujourd'hui, et où le prix à la pompe n'a baissé que de quelques centimes ?
Quand allez-vous saisir la commission de régulation de l'énergie pour réviser à la baisse les prix du gaz, qui ont augmenté de 10 % ? Quand allez-vous exiger des répercussions sur les prix alimentaires, alors que le cours du blé a baissé de 50 % ?
            « Voilà les questions simples que se posent nos concitoyens. Ils exigent une répercussion de ces baisses, et ce n'est pas porter atteinte à la libre entreprise que d'exiger une transparence sur les prix. » Il s'agit d'une déclaration de M. Copé dans le journal Le Parisien en date du 21 octobre.

Dans l'immédiat, et paradoxalement, la seule mesure prise par le groupe UMP en commission des affaires sociales consiste à supprimer la prime transport. Madame la ministre, que comptez-vous faire pour exiger la répercussion des baisses sur les prix à la consommation, étant entendu que, pour l'aide aux transports, le Premier ministre s'est engagé à l'instant ? C'est un objectif sur lequel nous serons extrêmement vigilants, comme sur l'extension du versement transport aux communes touristiques, sujet (Exclamations et
applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.

           
Réponse de M. Hervé NOVELLI, Secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services

            Madame la députée, tout ce qui est excessif est insignifiant. Je m'inscris en faux contre vos assertions concernant l'Élysée et les dépenses liées à la fonction présidentielle. Vous avez insisté sur le manque de réactivité du Gouvernement. Je citerai l'exemple du prix de l'essence. En novembre 2007, Christine Lagarde, Luc Chatel et moi-même avons réuni les pétroliers, qui se sont engagés à lisser les hausses des prix du pétrole et de l'essence, et à
faire en sorte que la répercussion soit immédiate en cas de baisse. Au deuxième trimestre de 2007, il y a eu une hausse du prix du baril, et donc du prix de l'essence, de près de 40 %. Les pétroliers ont répercuté cette hausse à hauteur de 85 % et l'ont donc lissée. Mais, depuis le mois de juillet, et vous le savez aussi bien que nous, le prix du baril a baissé de 50 % et les pétroliers ont répercuté cette baisse au centime d'euro près. Voilà, madame la députée, ce que je souhaitais dire, en réponse à votre question.

 

10.10.2008

Haras de Tarbes - Incertitudes

Haras en colère.jpgHARAS de TARBES – Chantal ROBIN RODRIGO demande des réponses claires au Ministre de l’Agriculture et de la Pêche.

 

Monsieur le Ministre,

 

Lors de l’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi de finances pour l’agriculture, en novembre 2007, je vous ai interrogé sur les haras de la ville de Tarbes.

Mon inquiétude portait sur le devenir de cet établissement en particulier de son centre technique dans le cadre de la nouvelle organisation territoriale des haras nationaux. Les collectivités territoriales - Conseil Général des Hautes-Pyrénées, Conseil Régional Midi-Pyrénées, Ville de Tarbes - sont prêtes à s’impliquer et à apporter leur aide financière pour la création d’un pôle hippique à la condition toutefois que le cœur de métier des haras demeure dans ce site (reproduction et appui technique de la filière).

La ville de Tarbes a souhaité être maitre d’ouvrage des investissements nécessaires à la rénovation des haras et l’a confirmé à la Direction Générale des Haras Nationaux - volonté qui s’est concrétisée par la signature d’un protocole d’accord portant sur l’occupation temporaire de 30 ans en février dernier.

En réponse à ma question, vous m’aviez indiqué que vos services travaillaient avec les collectivités locales afin d’assurer le maintien du haras, le nouveau contrat d’objectifs à compter de 2009 devant fixer les évolutions pour l’avenir. Or, le partenariat passé avec la ville de Tarbes piétine, la convention définitive n’ayant toujours pas été signée à ce jour.

Cette situation alimente les plus vives inquiétudes tant du côté des collectivités que du personnel de l’établissement. Pendant ce temps, le haras, élément important de la culture et du patrimoine tarbais situé dans un cadre remarquable en plein cœur de ville, est en train de péricliter. Y a-t-il une volonté des haras nationaux de développer le site de Tarbes ? Quelle décision sera prise, dans quels délais et avec quels moyens ? L’avenir du haras de Tarbes serait-il menacé ? Vous conviendrez que nous ne pouvons rester dans une telle incertitude. Je souhaiterais donc pouvoir disposer de réponses précises sur ce dossier.

En vous remerciant de me tenir informée,

 

RSA : J'ai voté contre

RSA : les salariés paieront !

 L’Assemblée Nationale vient d’adopter à 306 voix le projet de loi instaurant le Revenu de Solidarité Active (RSA). J’ai voté contre. Pourquoi ? Le RSA est en soi un très bon outil permettant d’accroître l’effort en faveur de ceux qui reprennent un emploi, car nous savons tous que le travail est un élément majeur de reconnaissance et de bien-être dans notre société. Il constitue un progrès notable dans la lutte contre la pauvreté,  qui reste une réalité dans notre pays puisque 7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, dont la moitié dispose même de moins de 669 euros par mois pour vivre. Le Haut Commissaire aux Solidarités Actives, Martin Hirsch,  a indiqué que son ambition était de faire diminuer la pauvreté de 30 % à l’horizon 2012. Fort bien ! Qui peut être en désaccord avec cet objectif ?

Mais là où le bas blesse c’est sur le financement. Qui va payer ?

Certainement pas les plus riches protégés par le bouclier fiscal puisque ces derniers  pourront se soustraire à tout effort de solidarité nationale. Comment nos concitoyens pourraient-ils comprendre que, lorsqu’il est fait appel à la solidarité nationale, les plus fortunés en soient exonérés ? Comment pourraient-ils accepter que les bénéficiaires des parachutes dorés, les spéculateurs financiers et ceux qui vivent de confortables rentes soient épargnés par la taxe créée par le Gouvernement quand tous les autres Français seront appelés à la générosité ? Comment ne pas être choquée par le fait que ce sont les salariés, les retraités, et les classes moyennes qui vont devoir mettre la main à la poche pour financer le RSA alors que la crise financière dans laquelle plonge notre pays leur annonce des lendemains douloureux avec la hausse du chômage, les licenciements, l’inflation galopante. Face à la gravité de la situation financière et économique,  la majorité UMP n’a pas renoncé, au bouclier fiscal qui exempte les plus riches de l’effort demandé.  Non, décidemment,  on ne peut que sanctionner cette conception de la politique. C’est la raison pour laquelle, j’ai voté contre, à regrets. C’est une question de principe, une exigence d’équité et un devoir de justice sociale et je suis sûre que la majorité des haut-pyrénéens me rejoindront.

08.10.2008

Crise Financière

Hallucinant !      

            C’est maintenant l’épargne populaire - le livret A affecté en priorité au logement social  - celle des petits épargnant qui va sauver les banques. C’est le triomphe du néocapitalisme libéral, dérégulé, l’ultra capitalisme. Paradoxe de la situation : quand les marchés sont en crise, quand les banques sont en faillite, le seul acteur qui peut venir en dernier ressort solvabiliser les pertes, c’est l’Etat lui-même. Lorsque les banquiers en toute liberté spéculaient dans toutes les directions avec le seul profit comme objectif, c’était de la haute finance et il était incorrect d’intervenir. Aujourd’hui ces pratiques sont dénoncées et qualifiées de « jeu de casino ». Mais à ma connaissance, aucune sanction ne vient punir ces tricheurs irresponsables qui partent scandaleusement avec des millions de parachutes dorés récompensant ainsi leur incompétence. On ne se fait pas de « misères » entre gens du même monde.

            L’UMP (ceux qui ont voté 15 milliards d’euros de cadeaux aux plus riches en juillet 2007 qui devaient provoquer un choc favorisant l’investissement) est en ordre de bataille pour nous expliquer, jusqu’au dramatique, que la crise est grave et qu’il faut se serrer les coudes appelant à l’unité nationale. 

            De qui se moque-t-on ? Leur souci actuel est de nous faire avaler la « pilule » et de se servir de la crise financière pour masquer la hausse du chômage, l’absence de croissance, la baisse du pouvoir d’achat, la récession économique. Bref : l’échec de la politique mise en place depuis 2002.

            Pour sauver nos banques, l’Etat n’a pas de mal à trouver des sommes vertigineuses sans que la représentation nationale n’ait été conviée à en débattre alors que pour l’éducation, la santé, la Poste, le logement social, le RSA, il n’y en a pas. A Toulon, le Président Sarkozy annonçait : « pas un seul déposant ne perdra un seul euro parce-qu’un établissement financier se révèlerait dans l’incapacité de faire face aux engagements », autrement dit nous serons caution, nous prêterons aux banques privées qui seraient en difficulté. Quelles en seront les contreparties et qui va payer la note au final ?

            Assez d’hypocrisie. L’année 2008 va se terminer pour bon nombre de français dans l’angoisse et il nous est annoncé une année 2009 très difficile. On connaît les premières victimes c’est 30.600 emplois publics qui seront supprimés dans la Fonction publique.  

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